Sorti cette année, le film CAKE a reçu un accueil assez mitigé de la part des critiques qui oscillent entre un «drame bouleversant», une «Jennifer Aniston transformée» et une «grande déception», «des personnages fades ». Comment s’y retrouver ? Je souhaite partager dans cet article mon point de vue sur ce film à l’américaine qui pensait décrocher une nomination aux Oscars (2015); en vain.

Cake, en bref

De Claire Bennett (alias Jennifer Aniston), on ne connaît presque rien. Ancienne avocate, elle est divorcée et vit confortablement dans une belle maison tout droit sortie des séries US. Jusque là, une vie de Desperate presque banale.
Sauf que voilà, Claire est seule. Sa villa est déserte, sa haie trop bien taillée, sa piscine inoccupée. La vie de la trentenaire semble désespérément vide, morose, noire. Seule sa femme de ménage, Silvana, apporte des paroles réconfortantes et des couleurs à sa vie. L’employée mexicaine, très catholique, incarne la figure maternelle et protectrice dont Claire a indéniablement besoin.Affiche film Cake

Il est délicat de vous exposer ici l’argument du film sans spoiler le coeur même de l’histoire; et pour cause, le spectateur comprend explicitement la cause du mal être de notre petite blondinette aux traits tirés seulement à la fin du long métrage (bon, avec un peu de jugeote, on pige avant, promis !)

Je vous laisse donc découvrir CAKE et ses surprises de vous-même, et enfin élucider le mystère autour du titre du film… (le gâteau est vachement symbolique et spirituel en fait, croyez-moi)

Ce que j’en pense

Jennifer Aniston est méconnaissable en dépressive nihiliste et manipulatrice. Teint blafard, visage bouffi, tenues négligées, cheveux gras (on a presque envie de lui jeter notre shampooing chéri Baptiste à travers l’écran). On est bien loin de la starlette glamour abonnée aux comédies romantiques. La performance de l’actrice est à applaudir (car surprenante) mais n’a pas su séduire les jurés des Oscars. Sans doute un manque de crédibilité artistique pour une Jennifer Aniston un peu fade à l’écran.

Le film évoque clairement la dépression, sans jamais mettre de mot dessus (politiquement correct version US oblige). La maladie est caricaturée à l’extrême, sans finesse ou nuance. Non, les dépressifs ne sont pas tous accros aux médicaments, menteurs, cyniques et odieux.

Jusque là,le film semble être un navet à mes yeux, mais détrompez-vous ! Outre quelques dissonances et maladresses, j’ai trouvé CAKE agréable à regarder. Sans tomber dans des effets larmoyants, le film traite du deuil, de la psychose et de la rémission progressive d’une femme pour qui l’existence est dénuée de sens. Les différents sujets se déploient lentement au cours du film (ce qui peut décourager les spectateurs avides de scénarios pré-mâchés), pour enfin former une unité de sens, cinq minutes avant la fin.

En bref, CAKE est un film moyen mais intéressant à voir pour ses scènes psychologiques qui mettent parfois mal à l’aise et font travailler notre petite cervelle. La fin du long métrage est une fenêtre ouverte sur tous les scénarios possibles. A vous d’imaginer votre propre «END».

Ps: pour les férues de drames psychologiques ou tout simplement de bons thrillers, courez voir Gone Girl !

Et vous, connaissez-vous CAKE ou Gone Girl? Qu’en avez-vous pensé?

See you soon 🙂

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