Me, Earl and the dying girl (ou This is not a love story) est le genre de film sur lequel on tombe un peu par hasard. Une rencontre fortuite, imprévue et magnifique.

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Le pitch

Greg, lycéen antisocial et maladroit mène une vie solitaire, ponctuée par ses entrevues avec son seul ami, Earl, avec qui il réalise des parodies de films mythiques. Mais sa tranquille existence est ébranlée le jour où sa mère l’astreint à voir Rachel, une ancienne camarade de maternelle atteinte de leucémie.

« Pffff, on a déjà vu ça des centaines de fois », me dites-vous en haussant les épaules.

Me, You and my critic

Ce film au scénario rebattu promettait d’être une pâle réplique du livre à succès de John Green. Une amitié flirtant avec le sentiment amoureux, deux adolescents atypiques et une ombre planante: la maladie.

Sauf que Me, Earl and the dying girl va bien au-delà de la comédie dramatique consensuelle; elle s’évade avec audace, se libère du joug du teen movie larmoyant, noussurprend dans sa forme elle-même. me_and_earl_and_the_dying_girl_ver2Des répliques insolentes et cyniques, des personnages attach(i)ants, une mort moquée et contrebalancée, une bande-son « so seventies » (du Cat Stevens, The Police, Brian Eno, Simon and Garfunkel en veux-tu en voilà)… en bref, un film un peu déphasé, branque, prodigieux.

Me, Earl and the dying girl souffre de quelques clichés qui font tout son charme mais qui peuvent aussi en faire un film légèrement prétentieux.
L’humour cinglant du protagoniste. Sa relation fraternelle avec Earl. Une petite love story parce qu’il en fallait bien une. Un prof cool qui se la joue guide spirituel. La fin.

At list but not lasthot-girls

Un bon film peut facilement me transporter et m’émouvoir, mais il y a (très) longtemps que je n’avais pas eu les larmes aux yeux devant mon écran.
Ce fut le cas avec Greg, Earl et Rachel, ce trio bancal dont la foi inaltérable en la vie et la sincérité émotive m’ont troublée.

See you 🙂

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