Hunger Games est l’archétype du succès made in America: une saga littéraire Young adult adaptée en teen-movie fantastique (Blockbuster oblige, les trois tomes se sont mystérieusement transformés en quatre films…). D’abord rebutée par ce phénomène ultra-médiatisé, je me suis laissée tenter, le temps d’un été -saison propice aux lectures légères et inavouables- à ce récit dystopique tantôt décrié tantôt adoré.

Contre toute attente, les deux premiers volets ont été un coup de foudre (bon ce n’est pas une contre-utopie à la Orwell ou Bradbury tout de même !)

Hunger Games nous plonge dans une société dictatoriale post rébellion gouvernée par une élite extravagante et matérialiste. Pour assurer la terreur et l’obéissance des masses, des Jeux morbides sont organisés chaque année. Le principe est monstrueusement simple: massacrer ses concurrents et être le dernier dans l’arène. C’est sans compter l’arrivée de Katniss Everdeen, héroïne glaciale, qui va incarner malgré elle la révolte populaire.KendrasReadingList_HungerGames_Book_DesignerJewelry_KendraScott

Malgré un style peu travaillé et une écriture presque insipide, les deux premiers tomes vous prennent à la gorge et ne vous lâchent plus. Et c’est là que j’ai compris ce qui faisait de ce bouquin un succès mondial: l’auteur, à l’instar de JK Rowling, créé un besoin, celui d’atteindre absolument la fin, à la fois attendue et redoutée.

Vous remarquerez sans doute que je ne parle ici que des deux premiers tomes. La raison est simple: la Révolte, dernier volet de la saga, a été un désenchantement.
L’auteur échoue sur tous les tableaux, entre un triangle amoureux bancal à la Twilight, une Katniss
emphatique et amorphe, des morts absconses et une histoire qui s’éparpille, le lecteur se cramponne péniblement, espérant secrètement clore le livre rapidement.

Bref, c’est bâclé.

Au final, Hunger Games est une bonne saga de littérature Young adult, mais (il y a toujours un « mais »), la fin est décevante. L’analyse détournée de notre fonctionnement sociétal est la facette de ce roman qui m’a le plus passionnée. Et oui, Hunger Games est un livre (presque) sociologique. Il nous rappelle la perversion de l’Homme qui se sent menacé, la monstruosité du diktat de l’apparence, les guerres endémiques qu’entrainent la misère et le vide émotionnel que laisse le matérialisme. Je vois en cette trilogie un appel au retour aux fondamentaux que sont la nature, l’amour et l’amitié. Peut être même une dénonciation de notre modèle consumériste qui mène l’Homme à sa perte.

N’hésitez pas à partager en commentaire vos avis sur la trilogie,

See you 🙂

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