En ce weekend d’Halloween, je vous propose de (re)découvrir une série effrayante, angoissante, épouvantable, dantesque… j’ai nommé American Horror Story.

Pour être tout à fait honnête, je n’ai regardé que la première saison, Murder House, connue pour être l’une des meilleures des cinq déjà diffusées (et aussi parce qu’une saison d’horreur a largement suffit rassasier mon appétit macabre).

Dans Murder House, titre annonciateur d’un épilogue morbide, la famille Harmon débarque à Los Angeles pour oublier la fausse couche de Vivien (la mère) et les tromperies de Ben (le père).

A cause d’un passé tumultueux et étroitement lié à la mort, la magnifique demeure victorienne que la famille convoite à L.A est affichée à un prix dérisoire. Un lourd passé que Vivien, Ben et leur fille Violet vont devoir assumer…

Un pitch banal en apparence, celui d’une rencontre explosive entre une maison frappée par des drames et une famille en faillite. Mais vous vous méprenez pas, sous ses airs de Conjuring remasterisé, American Horror Story va bien au-delà des facilités et des clichés souvent attachés au genre de l’épouvante. La série nous maintient hors d’haleine, les mains moites, les yeux écarquillés. Et cela tout au long des douze épisodes qui constituent la saison.

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La demeure, d’une beauté grandiose, exacerbe les déséquilibres psychologiques de chaque membre de la famille, jusqu’à l’implosion finale. Cette « maison du Mal », véritable reflet des névroses des personnages, revêt le rôle d’un personnage à part entière, capricieux et insatiable. Elle semble se muer à travers le temps et prendre vie à mesure qu’elle prend la vie.

American Horror Story, « AHS » pour les initiés, instaure une atmosphère profondément malsaine et dérangeante, où la folie apparaît être l’unique issue probable. La série brosse le portrait d’une Amérique malade qui refoule ses fantasmes jusqu’à la frustration parfaite et la folie implacable.

Murder House est une réussite du genre qui mêle avec brio ambiance fantasmagorique, personnages tourmentés et histoires tortueuses. Pour les plus avides de chairs sanguinolentes et autres scènes dépravées, les saisons d’American Horror Story ne manquent pas.

Bons frissons et…

See you 🙂

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