On ne lit pas Laurent Gounelle pour sa plume fine et ses histoires singulières. Ses livres ne sont pas de ceux qu’on expose fièrement dans sa bibliothèque ou qui marquent une vie. Ils sont simplement des leçons de savoir vivre. Et c’est déjà pas mal.

Oui, on peut facilement déplorer la candeur et la naïveté de ces livres moralisateurs qui prétendent enseigner une philosophie de vie. Mais il n’y a rien de vain à vouloir défendre des valeurs humaines qui semblent bien loin de nos préoccupations matérialistes.

Dans Le Jour où j’ai appris à vivre, le lecteur est le spectateur d’une métamorphose étonnante, celle d’un agent d’assurance en sage épicurien, où comment passer d’une vie capitalistique à une existence (presque) ascétique.

Dis comme ça, l’histoire paraît simpliste et réductrice. Pourtant Laurent Gounelle traite d’un sujet essentiel et très actuel : recouvrer l’essence même de notre humanité, notre pulsion de vie et apprendre à se détacher de notre rythme trop dense, cadencé, effréné. En bref, il nous rappelle ce que sont nos «vraies richesses» : être ici, contempler la nature, partager de beaux instants avec nos proches…autant de choses que la vie nous offre et que nous avons tendance à ne plus remarquer, par accoutumance et inattention.

A travers le prisme du genre romanesque, Laurent Gounelle apporte de la fraîcheur et vulgarise sans complexe la philosophie. En refermant Le Jour où j’ai appris à vivre, on se sent léger, serein et désireux de revoir ses priorités. Cette histoire donne l’envie irrépressible de vivre selon nos aspirations profondes afin d’être pleinement satisfait de notre existence.

Une courte citation tirée du livre : « Nous sommes des êtres complets et la nature nous amène à le ressentir profondément, alors que la société crée en nous le manque. Elle sait nous faire croire et nous faire ressentir qu’il nous manque quelque chose pour être heureux. Elle nous interdit d’être satisfaits de ce que nous avons, de ce que nous sommes. Elle ne cesse de nous faire croire que nous sommes incomplets. »

Une lecture à la fois innocente et lumineuse, qui nous rappelle que la haine et la rancoeur ne vaincront jamais.street-art-hommage-attentt-paris-13-novembre-5

See you 🙂

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