« Hunger Games – La Révolte : Partie 2 », dernier volet de la saga, s’offre un joli feu d’artifice final, entre paysages apocalyptiques et intrigue musclée. Deux heures et seize minutes d’émotion intense, particulièrement lors des scènes d’extermination des populations, qui font tristement écho à notre actualité.

Un scénario criant de vérité

On retrouve la nation de Panem en guerre totale et, bien sûr, Katniss, l’allégorie même de la rébellion. Coin, chef des rebelles, envoie l’olympienne combattante à travers tout le pays, accompagnée tantôt de Gale, Finnick ou Peeta,  pour incarner la marche triomphante de la lutte contre le Président Snow. Mais Katniss n’entend pas revêtir le simple rôle de pion véhiculant une propagande révolutionnaire plutôt équivoque…

La société de Panem, imaginée et construite par Suzanne Collins, est le miroir parfait d’une société où l’image embellie que l’on renvoie aux autres concurrence dangereusement la personne que l’on est réellement. A travers une dystopie post-rébellion, l’auteur survole des thématiques toutes plus criantes de vérité les unes que les autres, admirablement bien restituées sur grand écran. Le film nous montre qu’il est primordial de se démener toujours plus afin de pouvoir conserver notre droit le plus légitime : dire ce que l’on pense et vivre affranchi de tout contrôle irrationnel. Le message, qui a une résonance bien particulière en ce moment, n’aura eu de cesse de monter en puissance tout au long de la saga, avant d’atteindre son apogée avec ce dernier opus d’une portée puissante et juste.

Et à l’écran, ça donne quoi ?

Epoustouflant, remarquablement bien ficelé, épique, « Hunger Games – La Révolte : Partie 2 » est un peu tout cela à la fois. Le film trouve un bel équilibre entre un déploiement abouti de l’intrigue et un rythme effréné, soutenu par des scènes d’action spectaculaires. Pour la première fois, l’histoire prend bien plus d’ampleur dans son adaptation cinématographique que dans le livre, qui m’avait quelque peu frustrée. L’écran porte littéralement l’intrigue.

Mis à part une fin, il faut l’avouer, cul-cul au possible, la saga teintée d’un esprit politique s’en sort très bien, sans tomber dans le piège du young adult édulcoré. « Hunger Games – La Révolte : Partie 2 » remplit son contrat, à savoir : faire une adaptation parfaite du livre dont il est tiré. A l’instar du lecteur tournant viscéralement les pages du livre, le spectateur est tenu hors d’haleine face aux images qui défilent sous ses yeux (voire ses lunettes 3D…)

See you 🙂

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